Cheikh Ibrahima Niasse est un des nombreux khalifes de la communauté Tidiane du Sénégal. La localité de Médina Baye qu’il a crée un vendredi 03 Avril 1931est devenue un foyer ardent de la tidianya où viennent se ressourcer des fidèles les musulmans de tous les horizons. Educateur hors-pair, ses enseignements ont traversé les frontières et poussent des milliers de personnes à faire le déplacement lors de la commémoration du Gamou pour se recueillir au mausolée du maitre de la Fayda Tidiane.
En fin 1929-début 1930, alors que la crise économique qui venait d’éclater aux Etats-Unis, commençait à embrasser le reste de la planète, Baye Niass déclara à la face du monde qu’il était ce saint annoncé par Mawlana Cheikh Ahmed Tidiane, comme son propre héritier et le seul habilité à propager la fayda décrite par Aboul Abbas en ces termes : « l’effluve viendra avec un de mes disciples à tel point que les hommes entrent dans notre voie (tarîqa) par groupes, par peuples. Cette fayda adviendra à un moment où le monde éprouvera de grandes difficultés ». Selon Baye, «  la sagesse de l’apparition de cette Fayda à cette époque pervertie s’explique par la faiblesse de la foi dans le cœur des hommes et par la multitude des voies perverses et perdantes. Or cette communauté islamique est une communauté vénérable auprès de Dieu et alors fut ouverte et déversé vers eux, l’effluve des connaissances gnostiques et des vérités essentielles pour qu’ils retournent à la source de la foi naturelle.
Un Vendredi lendemain d’un Maoloud an Nabi, ou commémoration de la naissance du Prophète, Mouhamed Psl, vers 9heures, Ibrahima Abdallah Niass alors connu sous le pseudonyme d’Ibra Asta  déclara : « Que celui qui veut connaitre Allah et le çahiboul (détenteur)  fayda me suive, qu’il soit homme femme, jeune ou vieux ! Les assistants étaient comme interdits. N’ont-ils pas été informés de la mission secrète de Cheikh Abdallah Oud  Hadj El Alawi père de Mishri ? Après avoir testé le jeune Ibrahima alors âgé de 10 ans, le saint homme dit à El Hadj Abdallah : « Ton fils  n’a nullement besoin d’être parrainé par une créature car Dieu le Très Haut  l’a élu ».
A Baye, il confia,  « Une fayda te viendra entre les mains en vérité et sans aucunes doute ; et si un autre prétend la détenir, ce ne sera là que mensonge ; mais tu verras à ton égard de la méchanceté telle qu’aucune de tes prédécesseurs n’en a jamais vu… .  Tu es le plus grand homme de la voie Tidiane de tous les temps ». Pour dire que le jeune garçon fut annoncé par Cheikh Ahmad Tidiane comme futur réformateur de la Tidianya. La fayda (ou inondation en arabe) est une expression métaphorique qui traduit l’adhésion massive d’hommes et de femmes à l’Islam et à la tarîqa Tidiane. Véritable mosaïques des peuples, les fidèles, rassemblés autour de leur maitres et nourris de la sève spirituelle, constitueront une famille unie dans la foi en Allah, toutes différences ethniques, culturelles ou sociales fondues dans l’unicité divine », lit-on dans le livre de Mouhammadou Mahdy Niass : « Baye Niasse le défenseur de l’Islam », tome 1, imprimerie Cheikh al Islam El Hadji Ibrahim Niass, page 30.

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